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prologue ...

prologue ...
Elle Ouvre le rObinet. DOucement, juste pOur que le silence qui l'entOure laisse place au léger bruit de l'eau qui s'écOule.

Les vieux réflexes reprennent le dessus. Elle se penche au dessus de la cuvette, que sa main gauche agrippe fébrilement, tandis que deux dOigts de sa main drOite plOngent au fOnd de sa gOrge, dans un sOuffle saccadé. Ça fait mal. La pauvre, elle avait Oublié a quel pOint ça fait du bien d'avOir si mal. Une deuxième fOis. EncOre une. Et encOre... la cinquième est la bOnne, et dans un sursaut de délivrance, de victOire, de sOulagement, elle vOmit...

C'est dégueulasse ... qu'est ce que ça fait du bien ...le flOt s'écOule, puis se tarit. Ses dOigts tremblants retOurnent alOrs prOvOquer la dOuleur, si vive, si intense, la dOuleur d'un cOrps qu'elle ne cOntrOle plus. Qu'elle n'a jamais contrOlé.

Et elle gerbe, encOre et encOre, elle gerbe ses tripes, ses entrailles. Elle gerbe sOn cOeur, tOutes ces émOtiOns qu'elle préfère refOuler, elle les gerbe. Et elle vOudrait en rire, tellement elle se trOuve pitOyable, mais elle ne peut plus s'arrêter de gerber, et elle aime ça. Elle gerbe un a un tOus ses sentiments, ses sOuvenirs, ses illusiOns. Et ça cOntinue. Elle a mal.

Elle tOmbe a genOux, puis s'assOit dOs a la cuvette. Il ne lui reste que sa hOnte, maintenant que sOn plaisir a pris fin. Elle essaie de pleurer, mais n'y parvient pas. Ses yeux la brûlent, et d'un revers de la main elle essuie son visage blême. A quOi bOn, elle a aussi gerbé ses larmes. Quelle cOnne !

Elle se lève. Se rince la bOuche. Elle a gerbé sa dignité, mais elle redresse la tête. Pauvre petite pétasse, elle n'a même pas eu le cOurage de gerber sa fierté et sOn mépris. SOn mépris d'elle-même. Elle cOupe l'eau. En face d'elle, dans le mirOir, un visage blanc, dénudé de tOute expressiOn. Elle cherche la petite lumière qui restait dans son regard. Quel regard ? Ses yeux sOnt vides. Quelle lumière ? Elle a du partir avec son mascara ... Ou alOrs elle l'a gerbée aussi. TOut ce qui reste dans ce mirOir, c'est le reflet d'un cOrps vide, d'un cOrps sans âme.

Le cOrps maculé d'une petite fille désabusée. Une envelOppe charnelle. Vidée. Elle sOurit. Elle imagine le bOnheur qu'elle pOurrait éprOuver de ne plus rien ressentir. Mais elle n'éprOuvera plus jamais rien. Vide, mais libérée. Libre. Enfin...


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sans relache, la chercher, la chercher partout et tout le temps, y penser a chaque fois qu'on ne pense a rien, se demander si on trouvera bientot, parce qu'on a "besoin" de trouver.

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j'ai besoin qu'on m'aide
j'ai besoin qu'on m'aime


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music:"behind blue eyes", version limpbizkit ou the who

# Posté le samedi 18 novembre 2006 07:28

Modifié le lundi 09 juin 2008 15:36

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